Et c'est reparti. Un autre week-end, une autre décision VAR qui laisse tout le monde – et je dis bien *tout le monde* – perplexe. Le match nul 2-2 entre Bournemouth et Manchester United le 13 avril a tout eu : des buts, du drame, et une décision de penalty qui ressemble encore à un coup de dé. Le sujet de discussion, évidemment, est comment Bournemouth a obtenu un penalty tardif pour une main, tandis que United a vu sa réclamation antérieure pour un incident presque identique être ignorée.
Pour être honnête : c'est frustrant. United était déjà sous le choc, ayant laissé filer une avance de 1-0, puis se retrouvant mené 2-1 avant que Bruno Fernandes ne les ramène à égalité avec une volée magnifique à la 65e minute. Mais les vrais feux d'artifice ont commencé à se préparer après cela. Environ dix minutes après l'égalisation de Fernandes, United a eu une claire réclamation de penalty. Alejandro Garnacho a centré, et il semblait que Ryan Christie l'avait clairement bloqué avec son bras tendu. Les ralentis ont montré que le ballon l'avait touché haut, presque à l'épaule. L'arbitre, Tony Harrington, a laissé jouer. Le VAR a examiné, mais a décidé de ne pas annuler la décision sur le terrain. Pas de penalty. Bien. Ou, pas bien, mais nous sommes passés à autre chose.
Puis vint la 95e minute. Willy Kambwala, un jeune défenseur qui a été jeté dans le grand bain, s'est fait prendre. Un tir de Justin Kluivert a touché la main de Kambwala dans la surface. Ce n'était pas un geste délibéré, aucun effort pour bloquer, mais le bras était sorti. Harrington a désigné le point de penalty. Le VAR l'a confirmé. Dominic Solanke s'est avancé et a transformé le penalty, assurant un point crucial pour Bournemouth et laissant les fans de United absolument furieux. L'image est terrible. Une main, pas de penalty. Une autre main, penalty accordé. Quelle est la différence ?
**Les sables mouvants de la loi sur la main**
Le fait est que l'interprétation officielle de la règle de la main est un désordre depuis des années. Vous vous souvenez quand "délibéré" était la clé ? Puis c'est devenu "position non naturelle", ce qui a conduit les défenseurs à devoir jouer avec leurs bras collés au corps. Cette saison, la directive a *encore* changé. Maintenant, l'accent est censé être mis sur le fait que le bras rend le joueur "anormalement plus grand" et s'il y a un moyen d'éviter le contact. Il est censé s'agir moins de l'intention et plus de la conséquence.
Mais même avec ce changement, l'incohérence est stupéfiante. Le bras de Christie pour Bournemouth était sans doute dans une position plus "non naturelle" que celui de Kambwala, pourtant l'un est ignoré et l'autre est puni. Ce n'est pas seulement un problème de United ou une victoire de Bournemouth ; c'est un problème à l'échelle de la Premier League. Nous avons vu des moments tout aussi déroutants lors du match Arsenal contre Liverpool en février, et qui pourrait oublier le penalty de Wolves contre Newcastle plus tôt dans la saison ? On a l'impression que les arbitres devinent, et le VAR, au lieu d'apporter de la clarté, ne fait qu'amplifier la confusion.
Franchement, le système VAR, dans son application actuelle, nous fait défaut. Il a été mis en place pour éradiquer les erreurs claires et évidentes. Il crée maintenant plus d'arguments qu'il n'en résout, conduisant à des situations où les fans et les joueurs se demandent si les règles sont appliquées équitablement. Mon avis tranché ? Ils doivent simplifier la règle de la main à l'extrême, ou simplement se débarrasser du VAR pour les penalties et faire confiance à la décision initiale de l'arbitre sur le terrain. Le système actuel n'est pas seulement incohérent ; il érode activement la confiance dans l'arbitrage.
Tant qu'ils n'auront pas réglé ce désordre, nous continuerons à voir ces disparités bizarres. Ma prédiction audacieuse : d'ici la fin de la saison prochaine, il y aura une reconnaissance claire et publique de la part de la PGMOL que la règle de la main a besoin d'une refonte complète.