Écoutez, nous avons tous vu des décisions VAR déroutantes cette saison. Mais la séquence au Vitality Stadium le 13 avril, où Bournemouth a arraché un match nul 2-2 contre Manchester United, a semblé être un chef-d'œuvre d'incohérence. Deux appels de main, deux résultats radicalement différents, et les fans de United sont à juste titre furieux.
Tout d'abord, parlons du penalty qui n'a *pas* été accordé à United. Alejandro Garnacho centre, et le ballon frappe clairement le bras tendu d'Adam Smith. Or, les ralentis ont montré que le bras de Smith était éloigné de son corps, créant une silhouette non naturelle. C'était un mouvement de blocage clair. L'arbitre Tony Harrington a laissé le jeu se poursuivre, et l'officiel VAR Peter Bankes — après une vérification rapide — a acquiescé. Pas de penalty. Bien, si vous croyez au non-sens de la "proximité" ou de l'"intention", peut-être pouvez-vous plisser les yeux et le voir. Mais cela a semblé léger, surtout compte tenu de ce qui est arrivé plus tard.
Voici le problème : quelques minutes plus tard, le scénario s'inverse. Ryan Christie frappe un tir, et il dévie sur le bras de Kobbie Mainoo. Le bras de Mainoo était rentré, près de son corps, dans ce qui ressemblait à une position de course naturelle. Le ballon a à peine parcouru un pied avant de le frapper. Harrington, encore une fois, l'a d'abord refusé. Mais cette fois, la VAR est intervenue. Bankes a envoyé Harrington au moniteur pour une révision. Et après un long examen, un penalty a été accordé à Bournemouth. Dominic Solanke l'a transformé, portant le score à 2-1, et assurant finalement un point crucial pour les Cherries. Le score final était de 2-2, et United a perdu deux points vitaux dans sa course à la qualification européenne, se classant septième au tableau de la Premier League avec 50 points après 32 matchs.
L'incohérence est exaspérante. Comment une main plus flagrante peut-elle être ignorée, tandis qu'une autre moins impactante, apparemment naturelle, est punie ? Les propres directives de la Premier League parlent de "position non naturelle" et de "rendre le corps plus grand". Le bras de Smith correspondait absolument à cette description. Celui de Mainoo ? Pas tellement. C'est presque comme si la salle VAR avait une cible de fléchettes pour décider quelle interprétation des règles ils utiliseraient un samedi donné. Il ne s'agit pas seulement de United ; il s'agit de l'intégrité du jeu. Les fans veulent de la clarté, pas un tirage au sort.
Et soyons réalistes, ce n'est pas un incident isolé pour United cette saison. Vous vous souvenez du match contre les Wolves en août, où Andre Onana a clairement percuté Sasa Kalajdzic dans la surface ? Pas de penalty non plus, malgré une faute claire. Ou l'appel de hors-jeu ridicule contre Marcus Rashford contre Nottingham Forest en décembre qui a annulé un but parfaitement valable. On a l'impression que United a été la victime de plus que sa juste part de décisions VAR douteuses.
Ce genre d'arbitrage érode la confiance. Cela vous fait vous demander si la norme de l'"erreur claire et évidente" existe encore, ou si ce n'est qu'une phrase que les officiels VAR sortent quand ils ont envie de s'impliquer. Bournemouth méritait des éloges pour leur combativité, et Solanke a été clinique avec son penalty, son 17e but de la saison. Mais le match n'aurait pas dû être décidé par une différence d'interprétation aussi flagrante.
Voici mon avis tranché : Tant que les officiels VAR ne seront pas contraints d'expliquer publiquement leurs décisions, après le match, en temps réel, cette incohérence perdurera. La transparence est le seul moyen de résoudre ce désordre. Sinon, nous continuerons à voir des équipes se faire voler, et les officiels continueront à se cacher derrière leurs écrans. Je prédis que d'ici les deux prochaines saisons, nous verrons les arbitres de Premier League équipés de micros et expliquant leurs décisions VAR en direct dans les stades, tout comme au rugby. C'est le seul moyen d'apporter de la responsabilité à toute cette mascarade.