Voici le problème avec le VAR : il était censé apporter de la clarté. Au lieu de cela, c'est une source hebdomadaire de frustration, laissant les fans et les joueurs perplexes. Le match nul 2-2 de samedi entre Manchester United et Bournemouth n'en est que le dernier exemple, une vitrine de l'incohérence exaspérante du système. Deux incidents de main très similaires, deux résultats radicalement différents, et United repart avec un seul point alors qu'il aurait dû en avoir trois.
Analysons cela. En fin de première mi-temps, le tir d'Alejandro Garnacho depuis l'intérieur de la surface a clairement frappé le bras tendu d'Adam Smith de Bournemouth. Le ballon a dévié sur le bras de Smith, changeant considérablement sa trajectoire. C'était exactement le genre d'incident que, en théorie, le VAR était censé détecter. Le ralenti était clair, le contact était indéniable, et le bras de Smith était éloigné de son corps. Pourtant, d'une manière ou d'une autre, la révision a conclu à l'absence de penalty. Le jeu a continué. Moins d'une minute plus tard, United a été sanctionné pour une main de Bruno Fernandes qui semblait moins délibérée, moins impactante sur le résultat de l'action, mais qui a tout de même attiré la colère de l'arbitre Tony Harrington.
Puis vint la 87e minute. Le centre de Ryan Christie pour Bournemouth a frappé le bras de Willy Kambwala de United à l'intérieur de la surface de réparation. Encore une fois, le bras était tendu, rendant le corps anormalement plus grand. Cette fois, l'officiel du VAR Jarred Gillett a conseillé à l'arbitre Tony Harrington de vérifier l'écran. Harrington est allé sur le côté, a regardé quelques ralentis et a désigné le point de penalty. Dominic Solanke a transformé le penalty, assurant un match nul 2-2 que United ne pouvait tout simplement pas se permettre de laisser filer alors qu'ils courent après une place dans le top six.
Le double standard
Écoutez, Manchester United est en difficulté cette saison. Ils occupent la septième place du classement de la Premier League avec 50 points en 32 matchs, loin de leurs ambitions. Leur défense a été perméable, concédant 48 buts, leur pire bilan défensif de l'ère de la Premier League. Ils avaient besoin de cette victoire contre Bournemouth, surtout après avoir perdu des points contre Brentford et Chelsea ces dernières semaines. Mais la décision du VAR concernant la main de Smith était déconcertante. Refuser un penalty à United à la 45e minute, pour en accorder un à Bournemouth pour un scénario pratiquement identique à la 87e, met en évidence une grave lacune dans l'application des règles.
Il ne s'agit pas d'être un fan de United ; il s'agit de cohérence. Les lois du jeu stipulent qu'une main doit être sanctionnée si elle rend le corps "anormalement plus grand" ou si le bras est "tendu". Le bras de Smith était tendu, rendant son corps plus grand, entravant directement le tir de Garnacho. Le bras de Kambwala était également tendu. L'interprétation subjective est là où le VAR s'effondre. Pourquoi l'un a-t-il été jugé digne d'une révision et d'un penalty subséquent, et l'autre n'a même pas été regardé une seconde fois par l'officiel sur le terrain après la vérification du VAR ? Il ne s'agit plus d'erreur humaine ; il s'agit d'un système qui offre des résultats différents pour la même infraction selon le jour, l'officiel, ou franchement, qui sait quoi.
Mon avis tranché ? Tant que le VAR n'aura pas mis en œuvre des critères clairs et objectifs pour les décisions de main – peut-être même une mesure numérique pour l'extension du bras ou la déviation du ballon – nous continuerons à voir ces doubles standards ridicules. Cela n'aide pas le jeu ; cela en fait une loterie. Et franchement, c'est une honte pour l'intégrité de la compétition lorsque les résultats sont influencés par des décisions aussi arbitraires.
Prédiction : Le VAR continuera d'être un sujet de discussion hebdomadaire pour le reste de la saison, et la Premier League publiera une autre déclaration sans substance sur la "révision des protocoles" cet été, ne changeant absolument rien.